




Une prothèse totale du genou est conçue pour permettre aux patients de retrouver une mobilité sans douleur pendant 15 à 20 ans, voire davantage. Malgré cela, environ 3,3 % des patients doivent subir une nouvelle intervention dans les deux premières années suivant l’opération initiale. Cette intervention, appelée révision de prothèse du genou, est souvent nécessaire en raison de problèmes au niveau de la rotule, d’une instabilité du genou ou d’une infection postopératoire.
Une révision est généralement beaucoup plus complexe que l’intervention initiale et n’offre pas toujours les mêmes résultats à long terme. C’est pourquoi il est important d’éviter autant que possible ces nouvelles interventions.
Les deux premières années suivant l’opération sont particulièrement révélatrices, car les révisions précoces sont souvent liées à des complications de l’intervention initiale ou de la prothèse implantée. La fréquence de ces réinterventions varie sensiblement d’un établissement à l’autre. Pour les personnes devant bénéficier d’une prothèse du genou, il peut donc être utile de tenir compte du taux de révision à deux ans lors du choix de l’hôpital.
En Suisse, ces données sont recueillies dans un registre national des implants qui couvre presque toutes les quelque 15'000 prothèses de genou implantées chaque année. Des données fiables sont disponibles pour 114 hôpitaux et cliniques, représentant près de 56'000 interventions.
Huit hôpitaux ou cliniques ont obtenu des résultats significativement meilleurs, c’est-à-dire des taux de révision à deux ans plus faibles. Ils sont signalés par une évaluation verte dans notre classement. La clinique Schulthess à Zurich a même obtenu un résultat hautement significatif meilleur. Avec un taux de révision de seulement 1,6 %, elle présente le meilleur résultat tout en réalisant environ 560 prothèses du genou par an. Compte tenu de ce volume d’activité élevé, ce résultat est particulièrement solide sur le plan statistique. Dans les établissements de plus petite taille, les fluctuations statistiques peuvent avoir une influence plus importante sur les résultats observés.
Des résultats significativement moins bons, c’est-à-dire des taux de révision plus élevés, ont été observés dans six hôpitaux ou cliniques (évaluations rouges dans notre classement). Quatre établissements présentent même des résultats hautement significativement moins bons : la Clinique CIC Montreux à Clarens, le Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV, site de Lausanne / Bugnon), l’Hôpital régional Surselva à Ilanz ainsi que l’Hôpital de la Providence, SMN Neuchâtel. Dans ces établissements, le risque de devoir subir une révision dans les deux ans était statistiquement significativement plus élevé et, dans certains cas, nettement supérieur à la moyenne suisse.
Measured as the risk-adjusted rate of reoperations for first implantations of endoprostheses (artificial hip, artificial knee joint) within two years - by hospital.